#pauvreté - la question clef est comment dépenser l’argent et non combien il faut en dépenser
[Le livre] repenser la pauvreté regorge de ces études de cas qui ont permis aux auteurs [Esther Duflo et Abhijit V. Banerjee] de tirer cinq conclusions:
• Le manque d’information est à la base des mauvaises décisions des pauvres. Il faut donc des campagnes d’informations attrayantes, crédibles et qui révèlent des choses nouvelles.
• Les pauvres ont plus de choix à faire. Ils sont responsables à 100% des décisions qu’ils prennent et ont beaucoup plus de pression qui vient du fait qu’ils essaient au maximum de limiter leurs risques. Il faudrait leur faciliter la tâche en rendant la prise de décision facile. Par exemple: le fait de diminuer le prix du sel enrichi en iode, qui améliore de manière décisive la santé, incitera les plus pauvres à en faire leur choix par défaut.
• Les pauvres n’ont pas accès à certains marchés tels que l’épargne ou l’assurance maladie. Des innovations sociales et économiques (comme l’a été le microcrédit) ou encore l’intervention des pouvoirs publics est décisive pour contrer cela, même si cela implique une certaine gratuité des services.
• Ce ne sont pas les structures des pays pauvres qu’il faut changer mais les problèmes de conception des politiques publiques. Trois grands coupables: l’ignorance, l’inertie et l’idéologie.
• Préjugés et croyances peuvent avoir un impact dévastateur sur ce que les gens se croient capables de faire. Rompre les cercles vicieux est une nécessité.
