les personnes les + créatives [ont] 1 densité moindre de récepteurs D2, comme les patients souffrant de troubles psychotiques,
Grâce à la TEP, ces deux équipes ont mis en évidence un lien entre les signes cliniques de certaines maladies mentales et une créativité supérieure à la moyenne. Un lien qu’il convient d’interpréter prudemment.
L’étude a porté sur certains récepteurs – les récepteurs D2 – d’un neurotransmetteur, la dopamine. “Nous nous sommes concentrés sur les régions où les anomalies dans la fonction dopaminergique ont été précédemment associées à des symptômes psychotiques ou à un terrain génétique favorisant la schizophrénie”, écrivent les auteurs dans le compte-rendu de leurs travaux plubliés la semaine dernière dans PLos One.
La TEP a révélé qu’à l’instar de patients souffrant de troubles psychotiques, les personnes les plus créatives avaient une densité moindre de récepteurs D2 à la dopamine dans la région de l’hypotalamus. Des résultats interprétés avec mesure par les auteurs :
“Ces résultats montrent que le système de récepteurs D2 [à la dopamine] joue un rôle dans les capacités créatives et pourraient révéler un lien crucial entre créativité et psychopathologies. (…) Chez les personnes en bonne santé qui ne souffrent pas des effets préjudiciables d’une maladie psychiatrique, [cette moindre densité de récepteurs D2] peut être la cause d’un meilleur résultat au test de créativité.”